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vendredi, 19 janvier 2007
Requiem pour une défunte République ?
Requiem pour une défunte République ?
Par Jean-Baptiste Barthélémy
Rappelé aux affaires en mai 1958, le général de Gaulle s’attache immédiatement à reconstruire un Etat « digne de ce nom » en attaquant de front à la question constitutionnelle. Le parlementarisme absolu, terreau putride sur lequel prospère le régime des partis, a conduit le pays dans l’impasse que l’on sait. Impuissante et impotente, la IV n'en finit pas de rendre l'âme, entraînant dans sa chute la France et les Français. Pour le Général, il faut donc agir vite, et doter la France d'institutions à la hauteur des enjeux, "c'est-à-dire d'un système dans lequel les pouvoirs publics soient des pouvoirs".
Fait essentiel : la question n’est alors pas de savoir si la nouvelle Constitution doit traduire correctement des "grands principes politiques" considérés comme intangibles depuis la Révolution française. Loin du dogmatisme et du juridisme qui caractérise la funeste tradition républicaine, Charles de Gaulle « ne voit dans les institutions que l’agencement circonstanciel des pouvoirs pour répondre de la meilleure manière possible aux défis que l’époque pose à la nation ». Résumant on ne peut mieux cet état d’esprit, Michel Debré expliquera plus tard, dans ses Mémoires, que la tâche qui lui était confiée en 1958 par le Général était (...)
14:00 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : république, de gaulle, debré, constitution, 1958, rouvillois














